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Le pilon à cocktail, ou muddler, pour mojitos et caïpirinhas

Le pilon à cocktail, ou muddler, pour mojitos et caïpirinhas

Le pilon à cocktail, appelé muddler par les barmans, sert à écraser fruits, herbes et sucre au fond du verre ou du shaker pour en extraire jus et huiles aromatiques. Bien utilisé, il donne un cocktail frais et parfumé ; trop appuyé, il libère l'amertume des feuilles et des écorces.

L'ustensile des cocktails frais

Le pilon à cocktail écrase les ingrédients frais pour en libérer le jus et les arômes avant d'ajouter la glace. Sans lui, pas de mojito ni de caïpirinha dignes de ce nom.

Le geste paraît simple, mais il conditionne le goût final. Dans un mojito, la menthe doit libérer ses huiles essentielles sans être réduite en bouillie ; dans une caïpirinha, le citron vert coupé en quartiers doit rendre son jus et une partie des huiles de son écorce. Le pilon remplace avantageusement une cuillère, trop petite et trop légère pour exercer une pression régulière.

Ce que l'on écrase

Menthe, basilic, citron vert, fraises, framboises, concombre, gingembre frais : tout ce qui apporte du goût quand on le presse.

Chaque ingrédient demande un traitement différent. Les fruits rouges et le concombre s'écrasent facilement et colorent la boisson ; le gingembre, plus fibreux, demande d'être tranché finement avant d'être pilé. Les agrumes se coupent en quartiers, peau vers le bas, pour que la pression fasse sortir le jus plutôt que d'écraser l'écorce.

Le bon ordre

On écrase d'abord les ingrédients avec le sucre, qui aide à extraire les jus, puis on ajoute la glace et les alcools. Écraser sur la glace serait inefficace.

Pour une caïpirinha, on place le citron vert en quartiers et le sucre directement dans le verre, on presse avec le pilon, puis on ajoute la glace et la cachaça avant de mélanger. Pour un mojito, la menthe, le citron vert et le sucre sont pilés ensemble, puis complétés de rhum, de glace pilée et d'eau gazeuse. Le sucre en grains, plus abrasif que le sirop, aide à extraire les arômes ; avec du sirop, la pression doit être un peu plus appuyée.

Doser la force

Les herbes demandent de la douceur, les agrumes plus de vigueur : trop broyée, la menthe devient amère.

Pour les feuilles, quelques pressions accompagnées d'un léger quart de tour suffisent : on cherche à froisser, pas à déchirer. Les pilons à tête dentée accrochent bien les fruits mais lacèrent les herbes ; une tête plate ou légèrement bombée convient mieux à la menthe et au basilic. Un bon test consiste à sentir le verre : dès que le parfum de menthe monte, le travail est fait.

Bois, inox ou plastique

Le pilon en bois est le plus traditionnel : il est doux pour les verres et agréable en main, à condition d'être brut et non verni, car un vernis s'écaille avec le temps. L'inox résiste à tout et passe facilement sous l'eau ; il est souvent associé à une tête en matière synthétique. La longueur se choisit selon les contenants : un pilon court suffit dans un verre bas, mais il faut un modèle plus long pour atteindre le fond d'un verre à highball ou d'un shaker, comme le long pilon à cocktail en bois pour mojito et caïpirinha.

Entretien

Un rinçage juste après l'usage évite que la pulpe ne sèche sur la tête du pilon.

Les pilons en bois se lavent à la main et sèchent debout, à l'air libre, jamais en trempage prolongé, qui ferait gonfler et fendre le bois. Une fine couche d'huile alimentaire de temps en temps le nourrit. L'inox peut aller au lave-vaisselle si le fabricant l'indique. Le pilon trouve sa place à côté du shaker et de la passoire dans un set cocktail pour composer un bar à la maison, et d'autres modèles, dorés, cuivrés ou multicolores, sont réunis dans la collection de muddlers pour barman.

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